L'Australian Strategic Policy Institute (ASPI), un think tank australien, a publié en septembre 2015 un rapport complet et détaillé intitulé "Cyber maturité 2015 dans la région Asie-Pacifique" [1]. Plutôt que de rapport, il s'agit en réalité d'une étude comparative, la deuxième du genre puisqu'une précédente édition datant de 2014 existe. L'intérêt de cette étude est de pouvoir évaluer puis comparer la maturité cyber de 20 pays au travers de critères pondérés et objectivés le plus possible.
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samedi 7 novembre 2015
jeudi 28 novembre 2013
Cybersécurité des systèmes de transport intelligents : l'étonnant rapport Australien
Brisbane, capitale du Queensland et deuxième ville d'Australe, accueillera en novembre 2014 le prochain sommet du G20
avec l'obligation de réussir un événement doublement
médiatique et politique, sans anicroche sécuritaire (manifestations,
incidents techniques, attaque terroriste).
C'est dans ce cadre que le Queensland audit office (QAO)(1) vient de remettre au parlement Australien un rapport sobrement intitulé "Traffic management systems" (2). A première vue ce pourrait être un énième rapport traitant de cybersécurité et de systèmes industriels. A première vue seulement car, en réalité, ce rapport aborde la sûreté (3) des Intelligent Transport Systems (ITS)(4) sur deux axes : un axe technique assorti de recommandations et un axe économique s'interrogeant sur la pertinence de conserver deux ITS opérés à deux niveaux pour la seule ville de Brisbane.
C'est dans ce cadre que le Queensland audit office (QAO)(1) vient de remettre au parlement Australien un rapport sobrement intitulé "Traffic management systems" (2). A première vue ce pourrait être un énième rapport traitant de cybersécurité et de systèmes industriels. A première vue seulement car, en réalité, ce rapport aborde la sûreté (3) des Intelligent Transport Systems (ITS)(4) sur deux axes : un axe technique assorti de recommandations et un axe économique s'interrogeant sur la pertinence de conserver deux ITS opérés à deux niveaux pour la seule ville de Brisbane.
lundi 15 avril 2013
Cybersécurité Australie : du "Top 35" à "Infosec 4"
Je signalais en décembre 2012 la réactualisation du "top 35" du DSD (1), le guide de recommandations en matière de protection et de défense des systèmes d'information étatiques australiens. Ces derniers jours, le Protective Security Policy Framework (PSPF - le cadre politique de la sécurité et de la protection) du gouvernement australien vient, à son tour, d'être réactualisé. En conséquence, chacune des agences devra dorénavant mettre en œuvre les 4 mesures essentielles du "top 35".
dimanche 9 décembre 2012
DSD Australien : le Top 35 des mesures d'atténuation des cyber-risques
Le Defence Signals Directorate (DSD) est à l'Australie ce que la NSA est aux États-Unis. Toutes proportions gardées et même si les liens fraternels voire consanguins ne sont pas dissimulés (1). Le DSD coordonne et mène l'ensemble des actions en lien avec les opérations de cyberdéfense, que ce soit l'évaluation de la menace comme la lutte contre les cyberattaques. C'est dans ce cadre qu'il a récemment mis à jour son excellent et didactique guide de 35 recommandations dont la première édition datait de février 2010 (2).
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samedi 16 juin 2012
Cybersécurité : signature d'un pacte OTAN - Australie
Le Secrétaire Général de l'OTAN, Andres Fogh Rasmunssen, vient d'achever une visite de 3 jours en Australie qui aura permis de souligner l'importance de la contribution australienne à l'ISAF en Afghanistan (1550 personnes dont un nombre important de Forces Spéciales) tout en préparant l'avenir.
Le retrait du guêpier afghan ayant commencé et avec une cible de retrait effectif en 2014, il est intéressant de noter la volonté des deux partenaires d'approfondir leurs liens. Ce renforcement se traduit par la signature d'une déclaration politique commune en vue de jeter les fondations d'un partenariat stratégique dans les prochaines années. L'accord porte sur une coopération renforcée dans la gestion des crises et des conflits, les situations post-conflictuelle, de reconstruction, d'assistance humanitaire et d'aide face aux catastrophes naturelles.
lundi 21 mai 2012
ANZUS 2.0 : la cybersécurité au coeur de la relation USA/Australie
En septembre 2011, alors que se fêtait le 60ème anniversaire de la signature du traité de défense de l'ANZUS, l'Australie et les États-Unis annonçaient que leur alliance s'étendait dorénavant au cyberespace. Illustrant l'analyse que j'avais publiée plusieurs mois auparavant, les deux nations exprimaient une convergence en cas de cyberattaque. Dans ce cas, des consultations auraient lieu en vue de déterminer les options appropriées pour répondre à tout acte de cette nature.
C'est pour réfléchir à cet accord novateur et plutôt privilégié(1), en vue de le préciser voire de l'interroger, que l'Australian Strategic Policy Institute (ASPI), un think-tank australien fondé en 2000 et spécialisé sur les problématiques de défense et de sécurité, a d'abord organisé le 9 décembre 2011 à Washington une conférence. A l'issue de ces échanges d'experts australiens et américains tant scientifiques, qu'académiques et de la défense, certaines des analyses les plus pertinentes ont été réunis sous la forme d'un rapport spécial très intéressant.
C'est pour réfléchir à cet accord novateur et plutôt privilégié(1), en vue de le préciser voire de l'interroger, que l'Australian Strategic Policy Institute (ASPI), un think-tank australien fondé en 2000 et spécialisé sur les problématiques de défense et de sécurité, a d'abord organisé le 9 décembre 2011 à Washington une conférence. A l'issue de ces échanges d'experts australiens et américains tant scientifiques, qu'académiques et de la défense, certaines des analyses les plus pertinentes ont été réunis sous la forme d'un rapport spécial très intéressant.
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mardi 27 mars 2012
Cybersécurité USA : la NSA en fer de lance
En un seul trimestre, la NSA vient d'inaugurer deux nouveaux centres d'opérations dédiés au cyberespace et à la cybersécurité. Début janvier, c'est sur Oahu, la 3ème île (par la taille mais aussi la plus peuplée) de l'archipel d’Hawaï qu'a été inauguré par le NSA/CSS (National Security Agency/Central Security Service) le nouveau centre d'opérations régional "Capitaine Joseph J. Rochefort".
Pour un montant total de 358 millions de dollars, il s'agit plus cependant de travaux de rénovation et d'agrandissement car l'Agence disposait déjà de ce site depuis la fin des années 90 et les premiers bâtiments militaires dataient de la seconde guerre mondiale. Ce centre est principalement et officiellement dédié à des activités de cryptologie.
L'information reste suffisamment floue pour ne pas penser que les activités de ce centre ne se cantonnent probablement pas qu'à des recherches mathématiques ou des concours de cassage de chiffrement. On peut parfaitement imaginer qu'il dispose de moyens et de ressources en ligne avec la stratégie américaine dans le cyberespace: développement de moyens de lutte offensifs, surveillance discrète mais active de la zone Asie-Pacifique en accord, là aussi, avec une stratégie et des accords discrets dans le cadre de l'ANZUS comme l'Australie via le DSD Australien (homologue de la NSA).
En début de ce mois (5 mars 2012), ce fut au tour du centre d'opérations régional "John Whitelaw" près d'Augusta, en Géorgie (sud-est des USA), d'être inauguré, toujours par le Général Alexander, directeur de la NSA et de l'U.S. Cybercommand. 286 millions de dollars ont été investis pour, là aussi, rénover et agrandir un centre plus modeste mais existant depuis le milieu des années 90. Également doté de spécialistes en cryptologie, ce centre aura vocation à mener des "opérations sur les signaux à fins de renseignement" (SIGINT), à former la communauté des cryptologues et à rendre "disponible les communications globales". On peut donc souligner que si la NSA communique parfaitement sur sa montée en puissance, elle ne dévoile cependant aucun détail sur ses activités, les outils ou les missions qu'elle met en œuvre dans et par rapport aux opérations de renseignement d'origine électroniques et électromagnétiques.
Par ailleurs, deux autres centres, au Texas et à Denver, dans le Colorado, sont aussi en cours de "mise à jour" et seront eux aussi inaugurés cette année. Restera alors à terminer puis à inaugurer LE futur centre américain de cybersécurité, opéré par la NSA et qui se construit dans le désert de l'Utah, près de Salt Lake City. Ce devrait être fait au dernier trimestre 2013. J'ai également évoqué ce méga-centre dans l'analyse précitée pour l'Alliance Géostratégique. J'y reviendrai un peu plus tard car nombreux peuvent y être accolés les superlatifs (coût, surface, capacités de protections physiques et autonomie, mission(s)).
Retenons pour le moment que la NSA est lancée dans un puissant mouvement de consolidation et de développement de ses capacités électroniques et qu'elle demeure sans équivalent, autant à l'international que du point de vue intérieur. Si des lignes de fracture historiques entre différents ministères et les agences qui leur sont rattachées (DoD + NSA / DoJ + DHS - récente - voire CIA) existent depuis de nombreuses années, le domaine cyber ne semble pas fait pour apaiser les contentieux ni les luttes d'influence et de "zones exclusives". Et ce, quels que soient le président et l'administration au pouvoir.
En début de ce mois (5 mars 2012), ce fut au tour du centre d'opérations régional "John Whitelaw" près d'Augusta, en Géorgie (sud-est des USA), d'être inauguré, toujours par le Général Alexander, directeur de la NSA et de l'U.S. Cybercommand. 286 millions de dollars ont été investis pour, là aussi, rénover et agrandir un centre plus modeste mais existant depuis le milieu des années 90. Également doté de spécialistes en cryptologie, ce centre aura vocation à mener des "opérations sur les signaux à fins de renseignement" (SIGINT), à former la communauté des cryptologues et à rendre "disponible les communications globales". On peut donc souligner que si la NSA communique parfaitement sur sa montée en puissance, elle ne dévoile cependant aucun détail sur ses activités, les outils ou les missions qu'elle met en œuvre dans et par rapport aux opérations de renseignement d'origine électroniques et électromagnétiques.
Par ailleurs, deux autres centres, au Texas et à Denver, dans le Colorado, sont aussi en cours de "mise à jour" et seront eux aussi inaugurés cette année. Restera alors à terminer puis à inaugurer LE futur centre américain de cybersécurité, opéré par la NSA et qui se construit dans le désert de l'Utah, près de Salt Lake City. Ce devrait être fait au dernier trimestre 2013. J'ai également évoqué ce méga-centre dans l'analyse précitée pour l'Alliance Géostratégique. J'y reviendrai un peu plus tard car nombreux peuvent y être accolés les superlatifs (coût, surface, capacités de protections physiques et autonomie, mission(s)).
Retenons pour le moment que la NSA est lancée dans un puissant mouvement de consolidation et de développement de ses capacités électroniques et qu'elle demeure sans équivalent, autant à l'international que du point de vue intérieur. Si des lignes de fracture historiques entre différents ministères et les agences qui leur sont rattachées (DoD + NSA / DoJ + DHS - récente - voire CIA) existent depuis de nombreuses années, le domaine cyber ne semble pas fait pour apaiser les contentieux ni les luttes d'influence et de "zones exclusives". Et ce, quels que soient le président et l'administration au pouvoir.
lundi 19 septembre 2011
Cybersécurité : un accord signé entre les USA et l'Australie
En début d'été, l'Alliance Géostratégique publiait une réflexion intitulée "Australie, cybersécurité et enjeux mondiaux". J'y expliquais les liens forts et particuliers qui unissent le pays des kangourous aux États-Unis, insistant particulièrement sur le prolongement de certaines activités de la NSA via le DSD (chiffre [crypto] et "grandes oreilles" pour les deux).
De mon point de vue, la structuration de l'activité Cybersécurité, tant pour le volet défensif que le volet offensif, reflétait à l'instar du Royaume-Uni, la déclinaison de la stratégie US à travers une grande partie du monde (Europe, Pacifique). J'estimais d'ailleurs l'Australie comme un bon candidat en tant que "bras armé américain" dans le cyberespace.
L'accord signé la semaine dernière vient illustrer ces réflexions. Le cyberespace fait désormais partie du traité de défense mutuel entre les deux nations. De quoi, probablement, bien préparer la visite officielle de Barack Obama, prévue à la mi-novembre.
vendredi 22 juillet 2011
Australie, cybersécurité et enjeux mondiaux sur AGS
L'Alliance GéoStratégique me fait l'honneur d'accueillir une réflexion autour du thème de la cybersécurité, plus précisément l'Australie et certains enjeux régionaux qui, pour certains, sont de portée...mondiale.
Il faut noter qu'en cette période estivale, où une partie de la population profite de congés généralement bien mérités, AGS ne ferme pas ses portes. Les technologies étant ce qu'elles sont et nombre de Français n'ayant plus grand chose à envier aux Japonais (merci aux "Dieux" smartphone et wifi !), le tout vous laisse le loisir de consulter anciens et nouveaux articles, publiés régulièrement par ses membres ou des blogs associés, comme le mien. Bonne lecture !
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