Un intéressant article découvert il y a plusieurs mois sur "The Conversation" [1] a inspiré l'article que vous vous apprêtez à lire sur votre écran. Intitulé "Voici à quoi s'attendre si deux pays se lançaient dans une cyberguerre", il ne fait qu'effleurer la complexité d'une telle question pour laquelle la littérature spécialisée et les travaux de recherche restent encore à développer [2]. Sans doute est-ce parce que le sujet abordé est parfaitement vain et illusoire car au confluent de la prospective, de la divination [3] et d'une part non négligeable d'erreurs qu'il amène à poser à nouveau sur l'ouvrage les interrogations obsessionnelles de ce blog.
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lundi 8 mai 2017
Cyberconflit entre Etats : le jour d'avant
Un intéressant article découvert il y a plusieurs mois sur "The Conversation" [1] a inspiré l'article que vous vous apprêtez à lire sur votre écran. Intitulé "Voici à quoi s'attendre si deux pays se lançaient dans une cyberguerre", il ne fait qu'effleurer la complexité d'une telle question pour laquelle la littérature spécialisée et les travaux de recherche restent encore à développer [2]. Sans doute est-ce parce que le sujet abordé est parfaitement vain et illusoire car au confluent de la prospective, de la divination [3] et d'une part non négligeable d'erreurs qu'il amène à poser à nouveau sur l'ouvrage les interrogations obsessionnelles de ce blog.
lundi 20 mars 2017
L'alliance Orange Huawei ou comment enfoncer un peu plus les clou(d)s du cercueil
A l'occasion du dernier FIC à Lille fin janvier 2017, un certain nombre d'interrogations s'était fait jour [1]. L'une d'entre elles avait été affichée sur l'immense écran de la plénière et il n'avait fallu que quelques minutes à peine pour que la "vérité vraie" soit rétablie. Dont acte.
Las, un mois se sera écoulé pour apprendre l'existence d'une alliance de "l'ancien champion du cloud souverain avec Cloudwatt" [2], c'est à dire Orange, avec le groupe chinois Huawei devenu poids lourd mondial des équipements réseau et télécom. Si l'histoire, que dis-je, l'épopée du "cloud souverain à la française" que devait nous envier le monde entier s'est tragiquement achevée, elle apparait finalement dérisoire face à la consternation qui a dû s'emparer d'un certain nombre d'autorités et de services (responsables) de l’État chez qui "on adore pas la perspective". [3]
Las, un mois se sera écoulé pour apprendre l'existence d'une alliance de "l'ancien champion du cloud souverain avec Cloudwatt" [2], c'est à dire Orange, avec le groupe chinois Huawei devenu poids lourd mondial des équipements réseau et télécom. Si l'histoire, que dis-je, l'épopée du "cloud souverain à la française" que devait nous envier le monde entier s'est tragiquement achevée, elle apparait finalement dérisoire face à la consternation qui a dû s'emparer d'un certain nombre d'autorités et de services (responsables) de l’État chez qui "on adore pas la perspective". [3]
lundi 20 février 2017
Réinventer la cybersécurité par le design thinking
Un peu honteux, je dois l'avouer, il y a encore deux semaines je possédais une absence totale de connaissance en matière de design thinking ! Pour celles et ceux d'entre vous qui en maîtrisent parfaitement la matière [1], nul doute qu'un sourire doit apparaître sur votre visage de probable millenial. [2] Comme Monsieur Jourdain cependant, c'est un peu rasséréné que je me suis souvenu d'un séminaire [3] que j'avais coorganisé en 2014 et qui, justement, reprenait une partie des codes et des fondamentaux de la discipline. Las, une question fulgurance s'est alors imposée : quid de l'intérêt de faire converger cette discipline récente et la cybersécurité ?
lundi 30 janvier 2017
#FIC 2017 : impression, soleil couchant
L'exercice de rendre compte d'un événement, quelle qu'en soit l'ampleur et le thème, est une véritable difficulté puisqu'il ne peut être que partiel et parfaitement subjectif avec tous les travers et les affects que cela suppose. Aussi resterais-je d'une grande prudence et souligne que les propos tenus ici ne relèvent que de la vision d'un minuscule bout de la lorgnette. Car l'édition 2017 du FIC me laisse perplexe pour plusieurs raisons.
samedi 31 décembre 2016
Quelles (cyber) surprises en 2017 ?
Ébouriffante. Tel est l'adjectif qui vient en tête immédiatement pour qualifier l'année 2016. Sur tous les fronts d'ailleurs, qu'ils soient politiques, géopolitiques, stratégiques et, évidemment cyber. Seuls les historiens pourront dire d'ici quelques décennies si l'année 2016 aura été historique pour la cybersécurité. Charnière sans aucun doute avec une actualité quasi quotidienne, y compris dans la presse généraliste, marquée par des affaires de piratage majeures (Yahoo notamment), de fuites d'information (leak) des Panama Papers, de (nouveaux) records de débit d'attaques en DDoS (OVH, Dyn [1]) ou de "vraies-fausses" cyberattaques au cours des élections présidentielles étasuniennes.
C'est donc sans fausse pudeur et avec une véritable gourmandise que l'on serait en droit d'attendre de l'année 2017 qu'elle surpasse encore plus l'année passée. Pensez-vous, hagards, média, journalistes et citoyens ont dû encaisser une surprise stratégique par mois (Brexit) au premier semestre puis par semaine (Trump, Fillon, Castro, Hollande, Alep, ...) au second semestre. Mais cela est-il seulementenvisageable souhaitable probable ? En vérité oui. Et plutôt deux fois qu'une. Pour reprendre l'un des leitmotivs d'un chaud printemps 1968 en France mais aussi en Europe : soyez réalistes, demandez l'impossible [2] ! Trêve de pensées révolutionnaires, la vérité de l'avenir proche demeurera probablement écartelée entre continuité et coups d'éclat cyber. Ne cherchez donc pas trace d'annonce tonitruante mais creuse car, vous le savez, ici c'est une maison d'artisan sérieuse et la (cyber)prévision est un art difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir. [3]
Restons donc sur des choses simples, la tradition comme diraient certains, à commencer par les remerciements, sincères, à toi lecteur qui vient ici depuis peu ou depuis longtemps. C'est toi et seulement toi qui me donne la force de continuer car, plus d'une fois, j'ai caressé la tentation de saborder le navire, qui commence à se faire ancien et, parfois, à radoter.
Enfin, passons aux chiffres.
20
Le nombre d'articles écrits cette année, quasi stable par rapport à l'année précédente. [4] Où l'on notera le 400ème du blog, moment d'émotion singulier. [5]
5
Les cinq articles les plus consultés de l'année, dans l'ordre antéchronologique :
C'est donc sans fausse pudeur et avec une véritable gourmandise que l'on serait en droit d'attendre de l'année 2017 qu'elle surpasse encore plus l'année passée. Pensez-vous, hagards, média, journalistes et citoyens ont dû encaisser une surprise stratégique par mois (Brexit) au premier semestre puis par semaine (Trump, Fillon, Castro, Hollande, Alep, ...) au second semestre. Mais cela est-il seulement
Restons donc sur des choses simples, la tradition comme diraient certains, à commencer par les remerciements, sincères, à toi lecteur qui vient ici depuis peu ou depuis longtemps. C'est toi et seulement toi qui me donne la force de continuer car, plus d'une fois, j'ai caressé la tentation de saborder le navire, qui commence à se faire ancien et, parfois, à radoter.
Enfin, passons aux chiffres.
20
Le nombre d'articles écrits cette année, quasi stable par rapport à l'année précédente. [4] Où l'on notera le 400ème du blog, moment d'émotion singulier. [5]
5
Les cinq articles les plus consultés de l'année, dans l'ordre antéchronologique :
lundi 5 septembre 2016
L'intervention russe en Ukraine, cas d'école cyber de la guerre hybride moderne ?
L'expression "guerre hybride" existe depuis longtemps mais a investi sinon réinvesti ces dernières années le champ de la dialectique militaire et de travaux de recherche associés [1] tout en faisant l'objet de divergences entre les tenants de son existence [2] et ses détracteurs [3]. Pour autant l'objet de cet article n'est pas de prendre position [4] mais plutôt de s'intéresser à l'exemple de l'intervention russe en Ukraine depuis 2014 (annexion de la Crimée et soutien aux rebelles du Donbass), probablement représentatif des conflits asymétriques du 21ème siècle mais côté État(s), cette fois-ci [5]. Pour lesquels le domaine cyber joue un rôle de plus en plus majeur sans pour autant sembler pouvoir emporter à lui seul la décision dans un conflit. Pour le moment ?
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