jeudi 5 avril 2012

L'U.S. CYBERCOM arme les premiers Commandements Combattants

Sans être capitale, l'information n'en est pas moins d'importance : les capacités cybernétiques offensives américaines ne sont désormais plus du seul ressort de la NSA. C'est en tout cas ce qu'il ressort d'une audition au Congrès du commandant de l'U.S. Cyber Command (CYBERCOM) et de...la NSA, le Général Alexander.

Au travers de 6 CSEs (Cyber Support Elements - Éléments de Support Cyber) correspondant aux 6 "Commandements Géographiques Combattants", le CYBERCOM s'engage à fournir l'expertise et les capacités techniques en termes de ressources et de moyens cyber-offensifs. Part d'un effort plus vaste engagé déjà depuis des mois tant au militaire que fédéral et civil, l'intégration de ces capacités non-cinétiques seront mis à disposition de chacun des 6 commandements qui pourront les articuler avec les capacités cinétiques dont ils disposent déjà.

L'U.S. Central Command (CENTCOM - Moyen Orient, Asie Centrale) est le premier commandement à déjà disposer de ses pleines capacités "CSEs" opérationnelles tandis que l'U.S. Pacific Command (PACOM) ne dispose que d'un "CSEs" partiel mais qui sera bientôt complètement opérationnel. Les CSEs de l'U.S. Africa Command et de l'U.S. Southern Command devraient pleinement l'être au 4ème trimestre 2012. 

A la différence d'autres commandements qui doivent se coordonner avec le CYBERCOM, la structure opérationnelle dévoilée diffère amplement en fournissant des capacités nouvelles et immédiatement mobilisables par chaque commandant. De quoi gagner un temps précieux autant en termes d'actions que de réactions. Il faut également comprendre qu'à travers ce mouvement, un basculement quasi-historique s'opère entre la NSA et le CYBERCOM. La NSA est avant tout une agence de renseignement et n'a pas vocation à être une unité combattante. D'où un début de transfert d'outils et de capacités dans les Commandements et un rôle de plus en plus accru du CYBERCOM au sein du DoD.

Enfin, parmi les éléments significatifs fournis par le Général Alexander, soulignons la focalisation sur le concept de dissuasion perçu à travers l'amélioration des capacités d'attaque. Les nouvelles capacités offensives mises en œuvre au profit d'unités militaires sont vues comme des "composants clé de la dissuasion" dans le cyberespace sur lesquels peut s'appuyer le Président des États-Unis. L'occasion d'aller relire l'article sur ce thème de la dissuasion de Cidris et SD, membres alliés de l'Alliance Géostratégique

Source : http://www.defensenews.com/article/20120321/DEFREG02/303210007/CYBERCOM-Arming-U-S-Combatant-Commands?odyssey=tab|topnews|text|FRONTPAGE

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