La Chaire Castex de cyberstratégie organisait jeudi 18 avril 2013, à l'Ecole militaire, sa journée d'études sur les représentations du cyberespace avec pour point d'orgue la conférence du journaliste américain David E. Sanger. Pour le profane, ce nom ne dit sans doute pas grand chose. Journaliste au New York Times (1) mais également correspondant en chef de la Maison Blanche à Washington, son fait d'arme est d'avoir révélé le 1er juin 2012 l'existence d'un programme secret ("covert ops") de l'administration américaine appelé Olympic games (2) ("Jeux olympiques").
Du candidat au président : l'évolution de la pensée d'Obama en matière de cybernétique
En
janvier 2009, a lieu la passation de pouvoir dans le bureau Ovale entre
Barack Obama, fraîchement élu, et son prédécesseur Georges Bush Jr. Ce
dernier explique à Obama qu'il y a "deux programmes secrets qu'il faut
poursuivre". En effet, l'histoire du programme Olympic games débute sous l'ère Bush fils. Y ont été décidés deux programmes "cover ops" majeurs : l'un concernant l'utilisation massive de drones pour frapper les cadres d'Al Qaïda et affidés, en particulier dans les zones tribales, entre l'Afghanistan et le Pakistan, l'autre concernant le programme nucléaire iranien qui deviendra ensuite "l'affaire Stuxnet". Pour la petite histoire, il semble que des essais aient eu lieu sur le territoire américain et que fût apportée à la Maison Blanche le même type de centrifugeuse que celles utilisées par l'Iran. Impressionné par le long cylindre endommagé, le président Busk aurait dit "Ok, I'm convinced" (3).