Affichage des articles dont le libellé est Snowden. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Snowden. Afficher tous les articles

vendredi 4 septembre 2015

La méthode NSA de "blocage d'adversaire" pour la cybersécurité

Assurément soucieuse de redresser une image passablement écornée [1], la célèbre "agence de sécurité nationale" étasunienne, plus connue par son acronyme NSA, publie régulièrement des documents publics. Que ce soit des archives [2] ou des documents plus récents, la fascination ambivalente qu'exerce cette agence est indéniable d'autant plus lorsqu'elle distille des informations. Sous l'égide de l'une de ses directions, le Directoire de l'assurance de l'information [3], elle a récemment publié un guide méthodologique de 9 pages intitulé "NSA methodology for adversary obstruction". Soit, en français convenablement traduit, la "méthodologie de la NSA de blocage d'adversaire".

lundi 4 mai 2015

Cyberdéfense active et Cyber renseignement opérationnel ?

Il y a quelques jours, l'ami Olivier Kempf relevait le glissement sémantique qui verrait la discrète et sensible discipline de "lutte informatique offensive" (LIO)[1] être renommée en "lutte informatique active" voire en "cyberdéfense active" [2]. En réalité, il est possible que les choses soient plus subtiles qu'elles ne le paraissent au premier abord et que les locuteurs anglo-saxons fassent bien le distinguo entre des actions offensives et des actions d'adaptation en temps réel des dispositifs de cyberdéfense. Ces dernières, basées sur de l'analyse et du renseignement d'intérêt et/ou d'origine cyber (RIC/ROC) peuvent permettre de mieux se protéger sans forcément chercher à entraver voire neutraliser une cyberattaque.

lundi 16 mars 2015

La culture geek est-elle soluble dans la cyberdéfense ?

Si pour les États-Unis les conséquences internationales de l'affaire Snowden [1] sont diverses mais unanimement négatives, les impacts futurs notamment en matière de géopolitique de l'Internet [2] demeurent difficiles à anticiper. En revanche, au fil des diverses révélations, les relations entre l'administration U.S. et les entreprises de la Silicon Valley se sont singulièrement compliquées. Avec pour corollaire une conséquence majeure, directe et inquiétante : une franche défiance voire de l'hostilité de la part de la plupart des entrepreneurs et des salariés de la zone la plus high-tech au monde [3]. Dans ces conditions, les difficultés actuelles de recrutement que connait l'administration américaine portent-elles à conséquence sur ses capacités cyber ? Sinon quelles solutions sont envisageables ?

lundi 23 février 2015

Affirmation de la cyberpuissance USA et ruptures stratégiques

Si depuis juillet 2013 le tsunami de l'affaire Snowden (1) nous a habitué à des révélations régulières et parfois spectaculaires, la semaine qui vient de s'écouler marque un tournant ainsi qu'une rupture. Tournant parce que de "l'affaire délicate" Gemalto (2) à Equation Group (3), l'ampleur des moyens déployés pour espionner toutes les communications électroniques de la planète permet, à ceux qui en avaient encore, de ne plus se faire aucune illusion sur l'absolue nécessité de bien protéger les informations qui le méritent. Rupture technologique mais aussi stratégique et bien-sûr politique. Comme le relève avec acuité Eric Le Boucher dans les Échos (4), les États-Unis d'Amérique "hyperpuissance" sont devenus "cyberpuissance". Y affirmant leur hégémonie dans le cyberespace tandis que leur repli des affaires du monde "réel", annoncé depuis des années par Obama et en cours de réalisation, les place dans une position de plus en plus isolationniste.