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lundi 30 juin 2014

Fin d'AGS, articles à venir et (pas de) pause estivale

La période estivale est généralement propice à un ralentissement d'une activité quelle qu'elle soit. Ce blog, pour de nombreuses raisons, a anticipé ce ralentissement depuis plusieurs mois déjà. Pour autant, je maintiendrai une activité durant tout l'été, sur ce blog comme sur son compte Twitter associé (1). Revue sommaire des changements liés à l'arrêt de l'Alliance géostratégique, évocation des articles à venir et propositions de lectures du type "cahier de vacances" :-)

lundi 3 février 2014

Le Japon lance son premier "jour de la cybersécurité" et renforce sa coopération avec l'Inde et les USA

C'est précisément aujourd'hui que le Japon fête sa première journée nationale consacrée à la cybersécurité (1). Décidée déjà depuis plusieurs mois par le gouvernement de Shinzo Abe, sa date en a été arbitrairement fixée au premier jour chômé de chaque mois de février. S'adressant principalement à la population, des messages et des films de sensibilisation transmis par les media et des sites internet viendront compléter les conférences organisées à travers l'archipel. Cette journée tombe à pic pour venir illustrer deux actions complémentaires.

mardi 17 septembre 2013

La stratégie cybersécurité du Japon (2015/2020)

Le National Information Security Center (NISC) est la structure de coordination gouvernementale japonaise qui assure l'interface entre les quatre entités de niveau ministériel chargées du cyberespace (NPA, MIC, METI, MoD (1)), le conseil de la politique de la sécurité de l'information (2) lui-même rattaché  au haut-commandement stratégique des technologies de l'information (3) présidé par le Premier ministre. L'organisation devrait évoluer en 2015 et permettre une simplification souhaitable de la chaîne fonctionnelle compliquée voire baroque. Dans ce cadre, le NISC devrait voir son autorité affirmée dans un mandat élargi le transformant en autorité nationale en charge de la cybersécurité (4).

lundi 2 janvier 2012

Le Japon teste une cyberarme

L'année 2011 aura été marquée par un nombre record d'actes de cyber-espionnage et d'attaques informatiques réussies, au moins pour celles qui auront été révélées. L'une de ces séries, passée relativement inaperçue, concernait le Japon : ambassades ou consulats durant l'été, parlement en octobre mais surtout une série d'attaques, détectées tardivement, ayant visé l'un des principaux fournisseurs des Forces japonaises d'autodéfense, MHI (Mitsubishi Heavi Industries). 

MHI est un zaibatsu, c'est à dire un conglomérat industriel multi-sectoriel : spatial, aéronautique, énergie, construction navale, transport, environnement, etc. Les piratages qu'il a subi étaient ciblés car les attaques ne touchaient que certains centres de R&D et de production : un qui construit des sous-marins à propulsion classique, un autre qui fournit des composants pour la construction de réacteurs nucléaires, ou bien le chantier ayant construit le Kongo, un destroyer de classe Aegis utilisable pour la défense balistique antimissile exo-atmosphérique (la Chine mais surtout la Corée de Nord sont proches), ou des systèmes de guidage de missiles et autres systèmes propulsifs.

Autant dire que le gouvernement japonais et MHI ont tout fait pour limiter la publicité du fait de l'ampleur de ce qui n'est rien d'autre que de l'espionnage industriel, les chemins des attaques conduisant tous vers la Chine. Depuis cet événement, le Japon a décidé, à l'instar des USA ou de la Chine, de développer des outils que d'aucuns qualifieraient de cyberarmes. Je me bornerai à parler de moyens cyber de protection et de défense, bien que l'on puisse s'interroger sur l'incohérence qu'il y aurait à développer un outil censé remonter jusqu'à la source d'une attaque et s'arrêter en si bon chemin ?!

On peut donc supposer qu'a été également développé un volet offensif chargé, au minimum, de "neutraliser" la source offensive une fois qu'elle est localisée. On notera que la charge logicielle est pour le moment testée en environnement confiné, autant pour éviter de la rétro-ingénierie que de possibles effets indésirables. De plus, certains experts considèrent que la loi devra être modifiée, le développement de code malveillant étant interdit.